Le nombre de suicides augmente en Belgique: que pouvons-nous faire à ce sujet?

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En Belgique, 18 000 personnes meurent chaque année des suites d'un suicide. Cela équivaut à trois personnes par jour. Sans compter les suicides cachés. Un chiffre inquiétant, surtout si l’on sait qu’il est environ 1,5 fois plus élevé que la moyenne européenne. Pourquoi ces chiffres? En Belgique, sommes-nous tellement plus malheureux? Ou existent-t-ils des problèmes sociaux plus profondément enracinés?

"Un choix volontaire et personnel"

À ce jour, le suicide est encore souvent perçu comme une décision que les gens prennent volontairement. Et nous, en tant qu'observateurs, ne pouvons-nous donc rien y changer. Dans certains cas, cela peut-être vrai, mais dans la plupart des cas, il s'agit d'une vision fausse et surtout triste. Le suicide est souvent le résultat d'un certain nombre de problèmes. Et c'est donc un processus qui peut être arrêté. C'est donc une idée complètement fausse qu'il n'y a rien à faire contre le suicide et que les proches - et la société dans son ensemble - doivent l'accepter comme tel.

L'image qui se cache autour du suicide, en tant que sorte de «destin de la vie» ou de «destin», doit donc être traitée avec urgence. De manière générale, mais également par de nombreuses petites initiatives et investissements! De la société, mais aussi de nous en tant qu'individu. Il s’agit donc principalement de la volonté de changer cette situation.

3,8 milliards par an de perte de valeur sociale

Un premier problème réside dans le domaine de l'assistance sociale. L'accès aux institutions et aux services d'urgence est souvent encore difficile aujourd'hui. Egalement dans les cas aigus. Une conséquence de cette même façon de penser: on ne peut pas changer grand chose quant au suicide. Une opportunité manquée, tant pour la Belgique que pour ses citoyens. La Belgique perd beaucoup de capital social à la suite d'un suicide.

Le plan d'action flamand pour la prévention du suicide, qui vise à réduire de 20% le nombre de suicides d'ici à 2020, est une initiative importante du gouvernement flamand. C'est une bonne chose, mais nous devons oser aller plus loin. Amener notre propre implication.

Comment cela se passe?

Aujourd'hui, le suicide reste un sujet tabou. Difficile pour une personne en difficulté d’en parler, idem pour les proches d’une victime. Une sorte de honte sociale subsiste autour du thème. Le défi consiste donc à ouvrir ce thème à la discussion. Lorsque nous saluons quelqu'un dans la rue, nous demandons "comment allez-vous?" Nous répondons souvent spontanément par "bien". Même si ça ne va pas du tout. Vous avez besoin de beaucoup de courage pour l'admettre. Nous portons donc souvent un masque.

Les sentiments ne sont pas toujours bons ou mauvais, mais font partie de la vie et de ce que nous sommes. Il y a tellement de gens qui ont fait une tentative dans le passé, mais qui sont maintenant revenus de manière positive dans la vie. Et nous devons partager ces histoires avec le monde. De cette façon, nous montrons qu'il existe une solution à chaque problème. Si des gens ordinaires font des choses petites mais extraordinaires, cela peut avoir un impact important.

Marnic Vandenbroucke

Experienced founder of 'Cares-Assistance', which is the only complete funeral assistance on the Belgian market that gets involved BEFORE, DURING and AFTER the death. Cares-assistance is powered by AXA-assistance.